A quoi sert un juriste dans une start-up? (et Autrement, chambresàpart, c’est quoi?)
Publié par Willy Duhen • le 11 décembre 2009Voilà une bonne question que l’on m’a posée assez régulièrement depuis que j’ai fait un petit tour comme juriste chez Obiwi, un site communautaire sur les passions, puis comme Responsable Juridique chez Autrement, société proposant plusieurs sites liés au eTourisme dont un sur les chambres d’hôtes.
La Start-Up boude le juriste
Généralement, les start-up, petites entreprises du Web, n’envisagent pas d’embaucher un juriste avant quelques années et font confiance à leur (maigre) expérience dans la matières pour mettre en conformité leur site Web. Du coup, on se retrouve avec de très nombreux dont les Mentions Légales et surtout les CGU/CGV sont bancales (pour ne citer quelles). Il arrive donc que les entrepreneurs du Web, confiants dans leur innovation, oublient l’aspect légal et se retrouvent avec une faille considérable que ne demande qu’à être activée par les procéduriers, ou au moindre souci avec un internaute ou un client.
Compétences pour lesquelles j’ai été recruté comme juriste dans une start-up
C’est pour cela qu’Obiwi et Autrement m’ont engagé avec, à l’origine une mission particulière, en relation directe avec ma compétence:
- S’occuper des CGU/CGV, Mentions Légales, CNIL et données personnelles
- Gérer les statuts des communautés d’utilisateurs
- Droit d’auteur, droit à l’image, licences d’utilisation, cession des droits
- Organisation de règlements de jeux concours
- Aspect international de la communication au public en ligne
Les autres compétences de juriste que j’ai développé en start-up
Rapidement, le poste de juriste spécialisé s’est aussi ouvert aux autres branches du droit:
- Droit social: contrats, gestion des salariés, conformité des règles de l’entreprise, etc.
- Droit des affaires et de la fiscalité
- Gestion (et conseil) sur les contentieux naissant (avant l’assignation) avec les utilisateurs du service
- Formation des employés
Bref, autrement dit, un poste de juriste totalement polyvalent. C’est d’ailleurs la qualité essentielle du juriste dans une start-up: la polyvalence.
Certes, mais au bout de quelques mois, hormis l’organisation annuelle des AG, il n’y a plus grand chose à faire. Alors, pourquoi Autrement m’a gardé?
Le juriste ultra-polyvalent, un specimen rare, mais très utile
Comme vous le savez, je n’ai pas fait que du droit dans ma vie: j’ai travaillé comme journaliste-pigiste, dans une DSI, je bidouille pas mal l’informatique (enfin, pas comme un vrai informaticien, mais comme un mec qui fait une toute petite illusion) et je suis ouvert à pas mal de connaissances nouvelles: référencement, eMarketing, Stratégie, etc. Ah, j’oubliais: ménage, vaisselle et blagues quotidiennes: je sais aussi faire!
Bref, pour toutes ces qualités, Autrement et particulièrement Michel Athénour, son président (ex. DG de CityVox, une référence dans notre secteur) ont choisi de me faire confiance!
Je crois que c’est un pari osé, mais censé: une personne polyvalente va pouvoir aussi bien travailler dans son secteur (le juridique), comme dans les autres secteurs qu’il touche (rédaction, éditorial) ou qu’il apprend sur le tas (référencement-SEO, eMarketing) grâce à d’autres collègues extrêmement brillants, notamment Antonin Cohen-Addad (SEO). Du coup, si la personne a un soupçon de talent quelque part, elle va pouvoir phagocyter plusieurs postes qui ne prennent qu’une journée par semaine et de là, être beaucoup plus rentable. Je crois que c’est mon cas.
Ceci dit, je pense, en tant que Responsable Juridique d’une jeune entreprise, être l’un des seuls à bénéficier d’un tel statut et d’une telle confiance de la part de mon employeur, tant par mon âge que par la diversité de mes études, compétences et autres facettes…
Et donc, ton entreprise Autrement, ChambreàPart, c’est quoi?
Autrement est une jeune entreprise qui va fêter ses 1 an d’ici quelques jours et qui se place sur le secteur du eTourisme en proposant des services en ligne de qualité pour les internautes. Elle porte en elle des valeurs qui la rendent unique et attachante, comme un engagement de qualité vis-à-vis de ses stagiaires, de l’environnement, ou encore de la transparence de son fonctionnement.
Son premier site concerne les chambres d’hôtes atypiques que l’on visite pour l’internaute en étant le plus exhaustif possible dans les lieux présentés. Sur les 15 premiers sites web français de cette catégorie, 14 font payer les propriétaires pour être présents, ou pour être mis en avant. Un modèle éprouvé, mais qui ne garantit pas une réelle indépendance éditoriale. A l’heure où Internet permet la transparence, la comparaison et le retour d’expérience des clients précédents, ce modèle génère des conflits d’intérêts que seul un éditeur véritablement indépendant peut surmonter:
« Combien de fois avons nous cherché une adresse de chambre d’hôte ou d’hôtel de charme, voire un hébergement insolite, sans trouver de véritable site efficace sur le web ! En creusant un peu, on s’est rendu compte que les principaux acteurs de ce marché étaient tous des annuaires, ce qui ne garantit ni exhaustivité, ni indépendance de jugement. Or il s’agit justement d’une domaine où un guide serait précieux : il y a beaucoup d’adresses « secrètes », d’autres qui semblent correctes mais qui sont justes terriblement efficaces en termes de communication. Il était temps d’apporter la valeur ajoutée d’un véritable Guide » déclare Michel Athénour.
Chaque adresse sélectionnée par l’équipe de rédaction est visitée par l’un des 50 Correspondants de Chambres à Part répartis sur toute la France. Ils effectuent un véritable reportage afin de représenter le plus fidèlement possible les caractéristiques de chaque lieu.
Les adresses sélectionnées sont volontairement très variées : des chambres d’hôtes, mais aussi des hôtels et et des hébergements inclassables. Situées à la campagne, mais aussi en ville. Des lieux très bon marché comme des adresses luxueuses. Bref, le vrai travail d’un guide, tourné vers les besoins de ses lecteurs, comme le font déjà d’excellents guides papiers.
Autrement et moi, juriste et Pompier, dans le futur?
L’aventure Autrement ne fait que commencer et toute l’équipe vous réserve pas mal de surprises et de nouveautés.
Pour ma part, je m’attaque à toutes les questions juridiques de la société, mais aussi au référencement SEO et pourquoi pas à d’autres choses qui pourront être utiles pour l’entreprise et son développement.
Finalement, le recrutement d’un juriste au sein d’une Start-Up devient intéressant dès qu’il peut arriver à sortir de son moule universitaire pré-établi: il doit être ouvert et comprendre les autres. C’est justement ce que j’essaie de faire au quotidien et c’est une valeur fondamentale pour évoluer chez Autrement!
Vous pouvez nous suivre sur au coeur de la toile:
- Le site chambresàpart
- Le blog de chambresàpart
- La page Facebook de chambresàpart
- Le blog de la société Autrement
- Le compte Twitter d’Autrement
- Connaître toute notre équipe et sa présence sur les réseaux sociaux
- Devenir correspondant pour visiter des lieux: toutes les informations sont par cette page « Correspondant«
Et moi, vous pouvez me retrouver, comme d’habitude sur les réseaux sociaux présentés dans la sidebar de ce site, mais aussi découvrir dès le 1er janvier, date de son ouverture officielle, mon nouveau site professionnel présentant les prestations que je peux fournir en free-lance: Legaletic-pro.
image Flickr par JamesJordan










[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Willy Duhen, Camille A. Camille A a dit: A quoi sert un juriste dans une start-up? http://tinyurl.com/yeeny67 [...]
C’est vraiment un article intéressant…
Le juriste, dans une grande société a toute son importance aussi et il se suffit de ses missions principales.
Bonne continuation dans ce poste qui semble vous convenir et qui démontre une très bonne adaptation et autonomie.
Julien
Merci pour ce sympathique message, Shadow.
Et effectivement, le poste de juriste dans une petite entreprise n’a rien à voir avec celui dans un grand groupe. Mais l’intérêt est justement là: ces petites entreprises n’ont tendance qu’à faire appel à un avocat en on-shot, une fois par an pour régler tous les problèmes, alors que cela pourrait être fait en interne… (aussi)