HADOPI : le Sénat confirme la coupure de connexion Internet
Publié par Willy Duhen • le 31 octobre 2008
Jeudi 30 octobre, le Sénat a confirmé que la connexion Internet des personnes téléchargeant illégalement (sans respecter le droit d’auteur) des œuvres pourra être suspendue.
Les sénateurs ont donc rejeté l’amendement voté antérieurement par la commission des Affaires économiques de la Haute assemblée qui proposait des amende à la place de la coupure de la connexion.
Ainsi, le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet prévoit une riposte graduée face au non respect du droit d’auteur :
- L’abonné en cause reçoit un courriel lui demandant de cesser ces pratiques de téléchargement illégal (à noter que la personne contactée est le propriétaire de la connexion. Elle est donc considérée comme responsable, en tant que « fournisseur local d’accès à Internet », même si ce n’est pas lui qui est fautif. Avec les connexions Wifi sécurisées, elle est censée gérer et autoriser les accès à sa borne).
- Si le méfait est une nouvelle fois réalisé dans les 6 mois, il recevra une autre mise en demeure par courriel, voire par lettre recommandée.
- S’il persiste, sa connexion Internet sera suspendue temporairement. Même si le projet de loi précise que cette coupure pourra aller de trois mois à un an, la Haute autorité pourrait proposer une suspension d’un à trois mois. Pendant la période de suspension, l’internaute ne pourra pas s’abonner chez un autre fournisseur d’accès à Internet. Dans le cas d’un abonnement « triple play », la téléphonie et la télévision ne seront pas affectées.
Ces propositions visent donc à adapter le code pénal, jugé comme inadapté, qui proposait trois ans de prison et 300.000 € d’amende et à lutter contre le milliard de fichiers piratés en 2006 (selon le gouvernement).



