L’agrégateur Wikio n’est pas responsable du contenu qu’il relaie

Publié par Willy Duhen • le 24 septembre 2009

Nous avions déjà évoqué les problèmes liés à la responsabilité des flux RSS quant au contenu publié dans un article précédent.

Wikio a communiqué sur son blog que réalisateur de la Môme ne fera pas appel de la décision qui l’opposait à l’ de contenu.

Retour sur la décision (source, Legaletic)

Le titulaire d’un nom de domaine n’est pas responsable du contenu d’un

Quelques jours plus tard, le 7 mars 2008, le TGI de Nanterre a renvoyé les parties, le même réalisateur et le site wikio.fr dont le nom de domaine est la propriété de la société Planet Soft. Au delà de ce renvoi, l’essentiel de l’ réside dans la qualification de la responsabilité en matière de publication des .

Le titulaire d’un nom de domaine, Planet Soft en l’espèce, n’est responsable du contenu d’un site qu’en l’absence d’un directeur de publication.

Wikio.fr met à disposition, sur son site, une page avec les mentions légales concernant l’ et l‘éditeur du site. Cette page confirme que le propriétaire du nom de domaine, Planet Soft, n’est ni un ni un éditeur ni le webmaster du site wikio.fr. Il se décharge donc de toute responsabilité quant à la diffusion du contenu sur son le site.

En somme, si les , lors de prochaines affaires, suivent la jurisprudence du 28 février, les éditeurs de contenu et de ont du souci à se faire et les plaintes risquent de se multiplier. Il est donc nécessaire de définir strictement les rôles et les responsabilités de chacun sur les sites d’édition de contenu et de participation communautaire.

Bref, en référé et ensuite sur le fond, les du tribunal de Nanterre avait rejeté les demandes du réalisateur Olivier qui prétendait à une atteinte au respect de sa vie privée.

D’après Wikio,

Les ont été clairs, « Wikio ne peut être considérée comme éditeur au sens de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, mais comme un de dont la responsabilité ne peut relever que du seul régime applicable aux hébergeurs ; étant relevé que l’automaticité de la réception des flux  rend quasiment impossible un des contenus illicites.« .

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A propos de l'auteur : Willy Duhen

Fondateur de Legaletic, responsable juridique de la société Autrement, doctorant en droit des NTIC et diplômé de Science-Pô, Willy Duhen travaille sur les questions de responsabilité et de gouvernance liées à la pratique de l’Internet et des NTIC. Autodidacte et passionné par les NTIC, Willy propose aussi des missions juridiques.

Willy Duhen a écrit 112 articles sur Legaletic

2 Réponses »

  1. [...] J’ai eu la chance d’être invité par Wikio (et ils parlent même de Legaletic ici), l’agrégateur de contenu qui monte et dont le nom est maintenant assimilé, dans le milieu juridique, à une responsabilité allégée des agrégateurs de contenu. [...]

  2. [...] on se rappel de cette jurisprudence française qui a provoqué tant de débat (voir les ces liens: 1, 2, 3, 4, [...]

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