Mode de financement des écoles privées validé par le Conseil constitutionnel

Publié par Willy Duhen • le 25 octobre 2009

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Alors que, dans sa séance solennelle du 22 octobre 2009, le Conseil constitutionnel avait surtout attiré l’attention médiatique sur la loi Hadopi 2, il s’est aussi prononcé sur une réforme de financement de l’éducation privée qui va entraîner de vrais changements sur le long terme dans l’organisation de l’éducation nationale.

Les 9 sages ont rejeté le recours dont il avait été saisi à l’encontre de la proposition de loi voulant garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat. Cette proposition de loi prévoit une contribution des communes de résidence de l’élève semblable qu’il aille dans une école privée ou une école publique.

La décision DC n°2009-591 a jugé les articles 1er et 2 conformes au principe de laïcité. Les sages rappellent d’ailleurs leur jurisprudence sur le pincipe de laïcité: « le principe de laïcité ne fait pas obstacle à la possibilité pour le législateur de prévoir, sous réserve de fonder son appréciation sur des critères objectifs et rationnels, la participation des collectivités publiques au financement du fonctionnement des établissements d’enseignement privé sous contrat d’association selon la nature et l’importance de leur contribution à l’accomplissement des missions d’enseignement ».

Le Conseil recentre aussi ce qu’il entend par l’égalité devant les charges publiques: « la participation de la commune de résidence aux frais de fonctionnement des écoles élémentaires publiques comme privées sous contrat d’association, situées hors de son territoire, n’est pas soumise à l’accord préalable du maire lorsque cette dépense a le caractère obligatoire dans les conditions prévues par la loi ; que, lorsque ces conditions ne sont pas remplies, l’application de la loi déférée n’entraîne aucune conséquence financière obligatoire pour la commune de résidence en cas d’inscription d’un enfant dans une école privée sous contrat située dans une autre commune ».
Finalement, si la capacité d’accueil d’une école dans la commune de résidence de l’élève, il doit y aller, sinon la prise en charge des dépenses afférant à l’inscription dans une éocle privée d’une autre commune ne sera pas prise en charge par la commune de résidence (sauf cas particulier).

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A propos de l'auteur : Willy Duhen

Willy DUHEN, Enseignant-Chercheur et Juriste Informatique et Libertés. Il travaille sur le secteur du Droit et des Responsabilités applicables à l'Internet, aux TIC et sur les problématiques liées à la protection des données à caractère personnel dans l'environnement des technologies.

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