Les congés payés : décryptage du sujet

Tout salarié a droit à un congé payé, peu importe sa fonction, sa catégorie, ses horaires de travail ou sa rémunération. Aussi, c’est une obligation pour les employeurs. Tout ce qu’il faut savoir sur le congé payé dans le présent article.

 

Quid de la durée de congé payé

La durée de congé payé correspond au temps de travail effectif effectué par un salarié durant la période de référence. Tout salarié dispose de deux jours et demi ouvrables des congés payés tous les mois. À cela s’ajoutent les congés d’ancienneté conventionnels selon les circonstances. Ce qui fait que la durée du congé payé annuel d’un salarié est de 30 jours ouvrables, c’est-à-dire 5 semaines. Il est à noter toutefois que le congé pris en une seule fois ne doit pas excéder 24 jours ouvrables. À titre informatif, les jours ouvrables signifient tous les jours de la semaine exception faite de jours de repos hebdomadaire et des jours fériés.

 

Comment fixer la période de congé ?

La période de congés peut être fixée par une convention collective ou à défaut par l’employeur. Dans ce dernier cas, celui-ci doit considérer un certain nombre de critères, entre autres l’ancienneté d’un salarié, la situation familiale de celui-ci. Par exemple, les conjoints travaillant dans un même établissement ont droit à un congé simultané. Il est bien de noter que l’employeur est tenu d’informer ses employés deux mois avant l’ouverture de la période de congé.

 

Comment calculer les indemnités de congé payé ?

Les indemnités de congé payé indiquent la rémunération que doit percevoir un salarié durant son congé annuel. Cette indemnité peut être calculée de deux façons. Premièrement, le montant de cette indemnité peut être le même que la rémunération qu’aurait dû percevoir le salarié si celui-ci avait travaillé. Autrement dit, celle-ci se calcule en fonction du salaire gagné par l’employé et la durée du travail effectif de l’entreprise. Deuxièmement, l’indemnité de congé payé peut correspondre au 1/10ème de la rémunération totale brute que le salarié a perçu durant la période de référence, soit le 1er juin au 31 mai. À noter que parmi ces deux modes de calcul, c’est l’option la plus avantageuse pour les salariés qui va être retenue.