Méthodologie du cas pratique
Le cas pratique, c’est aussi ce que l’on appelle consultation ou consultation juridique. Cela consiste, à partir de faits, d’un cas pratique, à donner les problèmes de droits qui se posent et les solutions que l’on peut apporter soit en répondant à des questions posées avec le cas pratique, soit simplement à partir de faits.
Pour résoudre un cas pratique, il faut que vous soyez aussi structuré que possible et que vous vous posiez les bonnes questions (posez les toutes et éliminez celles qui sont absurdes a postériori). On cherche avant tout à découvrir votre raisonnement juridique.
D’abord on vous donne les faits. Lisez les 2 ou 3 fois, puis soulignez tout ce qui peut avoir de l’importance (faites un tri). A partir de là, demandez-vous toutes les possibilités qui existent pour résoudre un tel litige et si possible satisfaire celui qui vous consulte.
Ensuite posez les conditions pour que votre raisonnement soit applicable, puis cherchez à voir s’il l’est en l’espèce. Envisagez toutes les hypothèses, dans le sens de votre client comme pour mettre en doute le raisonnement qui lui serait défavorable, c’est ce que l’on appelle le syllogisme juridique (droit – espèce). Vous ne retiendrez cependant qu’une seule hypothèse, la plus vraisemblable…
L’introduction (en 5 points)
1 – les faits : les résumer au maximum, en enlevant le superflu, mais en conservant tous ce qui pourrait avoir de l’importance…
2 – La qualification des faits : mettre en forme les faits, leur donner un sens juridique,
3 – La question de droit : comme pour le commentaire elle découle de la qualification des faits et de l’énoncé du problème.
4 – Les différentes solutions possibles en principe : c‘est ici surtout l’occasion en fait d’écarter tout ce qui est fantaisiste, vous énoncez ici les questions que l’on doit se poser afin de trouver la solution au litige.
5 – Annonce du plan : annonce du raisonnement que l’on va suivre.
Le développement :
Pas de titre, de chapeau, ou de phrase de transition. En revanche tout doit être structuré, on doit savoir où vous en êtes dans votre raisonnement : annoncez les points que vous abordez, proposez les solutions, retenez-en une, la plus probable…
Ensuite, après avoir étudié toutes les questions et fournit une réponse à chacune d’elles, faites une synthèse, une conclusion de ce à quoi votre client peut prétendre. Pour terminer, énoncez lui tous ses droits, les manières qu’il a de les faire valoir, les actions, les juridictions, les délais, appel (tout ce que vous connaissez de la procédure)





