Traité de Lisbonne et modification de la CJCE en CJUE

Publié par Willy Duhen • le 30 novembre 2009

Le Traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, puis ratifié par les 27 chefs d’État (ou de gouvernement) des États de l’Union européenne entre en vigueur ce 1er décembre 2009.

Outre de nombreuses mesures, notamment sur celle de la présidence et du super-ministre des affaires étrangères, le Traité modifie consubstantiellement les activités de la Cour de justice des Communautés européennes, nouvellement appelée Cour de Justice de l’Union européenne.

Le système juridictionnel de l’Union, sous ce nouveau nom, est composé de trois juridictions: Cour de justice, Tribunal et Tribunal de la fonction publique. Les juges sont nommés pour 6 ans par un consortium des gouvernements des États après la consultation d’un comité se penchant sur la bonne équation entre les candidats et les fonctions ( et avocat général).

Le Traité de Lisbonne modifie le domaine de compétences de la Cour de Justice de l’Union européenne, notamment par la modification des articles 35 et 68 de Traité de qui prévoyaient des restrictions aux compétences de la Cour de justice. Entre autres:

  • La Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne a la même valeur que les Traités, intégrant le bloc de constitutionnalité (pas opposable à la Pologne et au  Royaume-Uni);
  • Toutes les juridictions nationales peuvent saisir la pour les questions de visas, d’asile, d’immigration et questions liées à la circulation des personnes;
  • Le domaine de la justice pénale et de la police entre dans le commun en permettant  à toutes les juridictions de saisir la ;
  • Elle peut se prononcer sur la légalité d’un acte adopté par le Conseil européen, sur demande d’un État membre, lors d’un risque de grave de certaines valeurs (dignité humaine, respect des droits de l’homme, etc.);
  • Elle peut se prononcer sur les recours de la Cour des comptes ou de la Banque centrale;
  • La vérification de la conformité de la législation nationale avec le de l’Union peut être effectué par la ;
  • Assouplissement des conditions de recevabilité contre les décisions des institutions de l’Union;
  • En cas de non exécution d’un arrêt en , il y a une accélération du mécanisme de sanction pécuniaire;
  • Elle peut être saisir en cas de recours en annulation d’un acte législatif pour du principe de subsidiarité.

Toutes ces dispositions et ses approfondissements sont présentés dans un document relatant le rôle de cette Cour de justice de l’Union européenne.

Partagez cet article:
  • Print
  • email
  • Twitter
  • Facebook
  • FriendFeed
  • Digg
  • del.icio.us
  • Mixx
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • MySpace
  • Netvibes
  • PDF
  • RSS
  • Wikio

A propos de l'auteur : Willy Duhen

Fondateur de Legaletic, responsable juridique de la société Autrement, doctorant en droit des NTIC et diplômé de Science-Pô, Willy Duhen travaille sur les questions de responsabilité et de gouvernance liées à la pratique de l’Internet et des NTIC. Autodidacte et passionné par les NTIC, Willy propose aussi des missions juridiques.

Willy Duhen a écrit 112 articles sur Legaletic

3 Réponses »

  1. [...] explication remarquée, par Willy Duhen, sur le site “Legalic”, de la transformation de la “Cour de justice des Communautés européennes” (CJCE), en [...]

  2. C’est vraiment incroyable (dans le bon sens) !
    Il y a 3 – 4 ans, lors des travaux dirigés de droit communautaire, la plupart des dispositions qui font désormais partie du traité de Lisbonne n’étaient que des sujets de dissertation ou de débats!

    Je regrette que la Convention Européenne des Droits de l’Homme était mis de côté au profit d’une Charte des droits fondamentaux.

    L’adoption du traité de Lisbonne a rendu le droit communautaire une matière encore plus intéressante ! :mrgreen:

  3. [...] va changer le Traité de Lisbonne dans la politique communautaire? Est-ce que le président et la ministre des affaires étrangères [...]

Participez au débat